Le ministère de la Santé a convoqué ce vendredi les fabricants et les fournisseurs de biberons accusés d’utiliser un gaz toxique pour leur stérilisation.
Il est demandé à ces fabricants de ne pas laisser ces produits du marché.
Le gaz est pourtant autorisé pour le nettoyage des objets médicaux.
Seulement une année suite au scandale de l’affaire du Médiator, le gouvernement français n’a pas besoin d’un nouveau scandale sanitaire.
Des biberons, tétines et téterelles utilisés dans des maternités françaises sont stérilisés avec un gaz considéré cancérogène pour l’homme qui est l’oxyde d’éthylène.
Les consultations médicales ou pédiatriques sont très importantes afin de protéger les plus jeunes et la mutuelle moins chère des parents prennent en charge les frais médicaux.
Selon les explications d’un responsable, « Nos produits sont considérés comme des produits médicaux et non pas alimentaires ».
fgL’oxyde d’éthylène est un réactif chimique extrêmement puissant dont on se sert dans l’industrie chimique pour fabriquer notamment des résines époxy.
Avec les constituants chimiques du corps humain, la réactivité de cette substance est de même nature.
Elle s’attaque aux plus grosses molécules : les protéines des globules rouges, mais aussi les globules blancs en prenant l’ADN pour cible à l’intérieur du noyau.
L’oxyde d’éthylène est alors en mesure de modifier le message ADN et de provoquer une mutation génétique.
Que ce soit pour les jeunes bébés ou les moins jeunes, un traitement est nécessaire afin d’éviter les risques et les mutuelles moins chères remboursent les dépenses.
Le risque extrême, c’est que le dérèglement du message génétique conduise à une prolifération des globules blancs ainsi déréglés et provoquent éventuellement une leucémie.
Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, a demandé l’ouverture d’une enquête afin de comprendre comment un tel dysfonctionnement a pu se produire.
Le ministre de la santé explique que « la priorité est que les biberons, tétines et téterelles stérilisés avec de l’oxyde d’éthylène soient retirés dans les délais les plus brefs ».
Les résultats de l’enquête devraient être publiés prochainement et avant la fin de l’année.